Alpes-de-Haute-Provence: les salariés du CEA Cadarache et des Thermes de Gréoux-les-Bains en grève

Les grévistes mobilisés devant le CEA Cadarache, le mardi 18 juin 2024. - BFM DICI
Des barrages et des voitures filtrées. Au CEA Cadarache, à Saint-Paul-lez-Durance (Alpes-de-Haute-Provence), impossible de pénétrer motorisé au sein du site. Les grévistes de ce centre de recherche sur les énergies bas-carbone se sont mobilisés ce mardi 18 juin après l'appel de l'intersyndicale. Ils revendiquent la revalorisation de leur salaire à hauteur de 5%. Indispensable pour faire face à l'inflation.
"Notre direction refuse sous prétexte que les ministères n'ont pas d'argent. Sauf que vous connaissez l'indice des prix, les augmentations qui ont eu lieu. Aujourd'hui, les salaires, c'est 0% pour les salariés du CEA. Les salaires n'ont pas été augmentés depuis l'an passé. On n'a aucun rattrapage sur l'inflation de cette année. C'est une perte sèche pour tout le monde", explique Laurent Millon, secrétaire du CSE de Cadarache.
Une colère qui monte également du côté des Thermes de Gréoux-les-Bains, où la mobilisation est, ce mardi, totalement inédite. Près de 70 salariés ont dénoncé la non-application de l'avenant 33 relatif à la classification et à la rémunération des emplois.
"Qu'on arrête de payer les gens au lance-pierre"
"On veut une grille de rémunération unique et valable pour tout le monde, que l'on arrête d'avoir des salaires infra-Smic. On veut des niveaux de classification au niveau des diplômes pour les agents thermaux et qu'on arrête de payer les gens au lance-pierre. C'est un manque de reconnaissance", s'insurge au micro de BFM DICI, Didier Leroy, délégué syndical CFDT aux Thermes de Gréoux-les-Bains.
Au sein de l'établissement thermal, près de 80% des salariés sont saisonniers. Avec la grève, le site est ce mardi au ralenti. De quoi surprendre les curistes, restés compréhensifs, à l'image de Michel: "Ce matin, j'ai eu la moitié de mes soins. Je comprends tout de même le mouvement. Ils n'ont pas eu d'augmentation alors qu'on en a tous eu au moins égal à l'inflation". Un combat "normal" pour Chantal, qui explique "s'être débrouillée par elle-même dans la piscine".
Les salariés grévistes dans le département, doivent se réunir pour déterminer la suite à donner à leur mouvement.