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Antisémitisme: 650 actes recensés dans les écoles depuis les attaques du 7 octobre

La ministre de l'Éducation nationale Nicole Belloubet a assuré sur BFMTV-RMC qu'un signalement "systématique" était réalisé par "le professeur, le proviseur, l'élève".

Un phénomène qui touche l'ensemble de la société, y compris les écoles. La ministre de l'Éducation Nicole Belloubet annonce ce lundi 24 juin sur BFMTV-RMC que "650" actes antisémites ont été recensés dans les établissements scolaires français depuis les attaques terroristes menées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

"Il y a a eu 650 (actes antisémites) depuis le 7 octobre", annonce-t-elle. "Depuis le 7 octobre dernier, nous dénombrons les actes antisémites, auparavant nous avions simplement un calcul sur les actes racistes et antisémites", précise la ministre.

Un signalement "systématique"

"Pour moi, l'antisémitisme c'est l'exacte négation du projet républicain", assure Nicole Belloubet qui dit "entendre l'inquiétude de nos compatriotes de confession juive" en France.

"Nous répondons à chacun d'entre eux parce que nous sommes arc-boutés sur cette lutte", dit la ministre, assurant de la mobilisation du gouvernement sur le sujet.

Elle précise notamment qu'en cas d'acte antisémite, un signalement "systématique" est fait par "le professeur, le proviseur, l'élève". "On ne met pas la poussière sous le tapis", assure-t-elle.

Une "nouvelle forme d'antisémitisme" depuis le 7 octobre

"Nous (le gouvernement) avons développé à l'école et en dehors de l'école toute une politique contre les actes antisémites", défend la ministre.

"La singularité de l'antisémitisme, c'est qu'il peut prendre différentes formes en fonction des circonstances extérieures. Nous avons le 7 octobre dernier connu cet attentat gravissime qui a redonné une nouvelle forme à l'antisémitisme", analyse Nicole Belloubet pour expliquer la situation actuelle.

"Dans les programmes d'enseignement, dans la formation des professeurs, dans le travail accompli par les professeurs, il y a une prise en charge de ce combat", ajoute-t-elle.

"Un temps d'échanges" dans les écoles

Emmanuel Macron a demandé mercredi 19 juin "un temps d'échanges" sur le racisme et l'antisémitisme dans les établissements scolaires. Il est prévu "d'ici la fin de l'année", selon une lettre adressée par la ministre Nicole Belloubet au personnel de l'Éducation nationale.

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Cette demande est intervenue, alors que le viol à caractère antisémite d'une enfant de 12 ans à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, faisait la une de l'actualité depuis plusieurs jours.

Selon Nicole Belloubet, cette heure obligatoire sera assurée par des "professeurs". "Ce n'est pas une heure stricto sensu, c'est un temps d'échanges et de dialogues avec les élèves autour de la nécessaire lutte contre l'antisémitisme", "avec des ressources pédagogiques en plus" données aux enseignants, précise-t-elle ce lundi sur BFMTV-RMC.

"À chaque niveau d'enseignement, il y a des éléments, évidemment adaptés selon l'âge des élèves qui portent sur la lutte contre l'antisémitisme", ajoute-t-elle.

Juliette Desmonceaux