Château-Arnoux-Saint-Auban: un perroquet détenu illégalement par un particulier saisi par les autorités

Le perroquet détenu illégalement à Château-Arnoux-Saint-Auban - Gendarmerie 04
Le 16 juin dernier, les gendarmes de la brigade de Château-Arnoux-Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) ont reçu un signalement anonyme, pour un perroquet détenu illégalement. Quelques jours après, le 25 juin, ils se sont rendus chez la personne en question, en présence d'agents de l'Office français de la biodiversité.
Arrivés sur place, ils découvrent un magnifique Ara ararauna, un grand perroquet bleu et jaune originaire d'Amérique du Sud. Si l'animal ne semblait pas avoir subi de maltraitance, il présentait un début d'abandon, son propriétaire étant hospitalisé depuis quelques temps.
Le chef David, enquêteur de l'environnement de la brigade de Château-Arnoux précise: "Une personne venait lui donner à manger chaque jour, mais ça ne suffit pas, les perroquets sont des animaux qui ont besoin d'une présence quotidienne. Ils peuvent devenir très dépressifs s'ils n'ont pas de compagnie".
Placé chez un particulier habitué et autorisé
Espèce protégée depuis 1986 par la convention de Washington, le perroquet a donc été saisi. En effet, pour pouvoir adopter ce type d'animal de compagnie, il est nécessaire d'être titulaire d'une autorisation de détention ou d'un certificat de capacité, délivré en préfecture, ce que le propriétaire du perroquet n'avait pas.
"Cette autorisation se fait auprès des services vétérinaires de la préfecture, et permet de vérifier que les conditions pour la bonne santé de l'animal sont réunies, avec notamment des contrôles réguliers au domicile", détaille l'enquêteur. "On est venu avec les services de l'OFB, car il fallait notamment vérifier si l'animal était identifié, ce qui n'était pas le cas non plus", précise le gendarme.
L'oiseau est donc reparti avec les forces de l'ordre. "Il s'est montré très coopératif", sourit le chef David. Et en attendant le jugement de son propriétaire, il va être placé chez un capacitaire basé à Oraison. "Il s'agit d'un particulier qui a les autorisations de s'occuper de ces animaux sauvages. [...] Le perroquet sera bien là-bas, il aura une présence quotidienne et d'autres congénères avec lui", rassure le Chef David.