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Chips, cacahuètes, bières et pizzas profitent-ils de l'Euro de football?

Pour le moment, le bilan commercial des produits consommés lors de l'apéritif, pendant les matchs, est assez mitigé. Seules les pizzas bénéficient d'un regain d'achat les jours de compétition.

Le trio apéro, bière et football est-il toujours aussi pertinent à l'occasion du championnat d'Europe qui a lieu actuellement?

Visiblement, les consommateurs français en sont aujourd'hui moins adeptes. Selon NielsenIQ qui a analysé les données de ventes de catégories de produits traditionnellement consommées devant les matchs de football, le bilan est mitigé.

Le spécialiste "constate une hausse des ventes pour les matches du lundi entre la France et l'Autriche (+7,2% en unités vendues), puis du vendredi contre les Pays-Bas (+3,7%)".

Mais les réjoussiances ne sont que de courte durée. Sur le samedi notamment, la "grosse journée" en matière de football, NielsenIQ note un recul de 4,1% sur les catégories"typées football"".

Baisse des ventes de bières

Côté produits, "les pizzas sont les grandes gagnantes de la semaine avec des ventes en hausse" de presque 24% pour les pizzas surgelés et de 21% pour les pizzas fraîches, "bénéficiant probablement des coups d'envois à 21H", analyse Nielsen.

Côté produits salés apéritifs, les ventes sont en hausse de seulement 1,9%.

Pire, "les bières ou les chips pâtissent d'une météo qui n'est pas encore entrée en jeu. Les chiffres nous montrent à nouveau qu'un degré de température bénéficie davantage à la consommation qu'un but de Kylian Mbappé".

Les ventes de bières sur la semaine de match sont ainsi en recul de 4,4% tandis que celles de chips baissent de 2,5%.

"Un bilan de la compétition plutôt mitigé donc pour ces catégories... mais une météo clémente et un beau parcours de l'équipe de France pourraient faire décoller les ventes en magasin", conclut Nielsen.

"Les événements sportifs de ce type sont propices à un pic de consommation car c’est en phase avec l’esprit de convivialité, de partage et l’esprit collectif", observe néanmoins Nelly Bonnet, secrétaire générale du Syndicat des Apéritifs à croquer (noix de cajou, cacahuètes, pistaches..., tuiles soufflées, tortillas et biscuits salés hors chips).

Un coup de fouet pendant les JO?

La responsable rappelle que pour 13% des Français, les événements sportifs sont une occasion habituelle d’apéritifs. Et met en avant la bonne tenue des ventes de ces produits au premier trimestre.

"Les ventes en volumes des apéritifs à croquer sont toujours en croissance de +2,8%. En cumul annuel mobile, la progression de +1,8% contre +1,5% à fin décembre 2023. Soit une nouvelle progression".

Les Français y consacrent un budget annuel de 74,60 euros et une somme dépensée par acte d’achat de 4 euros.

Reste désormais à savoir si les Jeux olympiques de Paris vont donner un coup de fouet à des ventes qui restent un peu décevantes.

Selon une autre étude de NielsenIQ, 10 à 20% de bouteilles de bière supplémentaires par rapport à un été classique pourraient être vendues. Pour les biscuits apéritifs, les chips ou les cacahuètes, la hausse pourrait atteindre 8 à 12% et 5 à 10% pour les pizzas.

Des produits qui seront essentiellement achetés par livraison, dans les supérettes de proximité ou éventuellement près des lieux de compétition pour les détenteurs de billets.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business