Condamné pour agression sexuelle, Dominique Boutonnat quitte la tête du CNC

Dominique Boutonnat, lors de la 12e édition du festival du film francophone d'Angoulême, le 23 août 2019 - Yohan BONNET © 2019 AFP
Dominique Boutonnat, condamné ce vendredi 28 juin par le tribunal correctionnel de Nanterre à trois ans de prison dont un an ferme pour avoir agressé sexuellement son filleul en août 2020, a décidé de quitter la présidence du Centre national du cinéma (CNC). Dominique Boutonnat a fait appel de cette décision, a indiqué son avocat à BFMTV
Dominique Boutonnat, qui réaffirme son "innocence", a décidé d'interjeter appel de ce jugement, lit-on dans un message envoyé aux agents du CNC. Décidant "de cesser l'exercice" de ses "fonctions à compter d'aujourd'hui", il en a "averti" Rachida Dati, ministre de la Culture, qui a confié "l'intérim de la présidence du CNC à son actuel directeur général délégué, Olivier Henrard".
Le 13 mai dernier, l'actrice Judith Godrèche avait manifesté avec une centaine de membres d'associations telles que le Collectif 50/50, devant les locaux du CNC à Paris pour demander le retrait du Dominique Boutonnat de la présidence du CNC.
Dominique Boutonnat a succédé Frédérique Bredin à la tête de l'établissement public en 2019. Alors qu'il n'était encore que pressenti pour le poste, plusieurs cinéastes tels que Bertrand Bonello, Robin Campillo Noémie Lvovsky ou Cédric Klapisch s'étaient opposés à la nomination de Dominique Boutonnat en raison de sa proximité avec Emmanuel Macron, et pour des divergences sur les modes de financement du cinéma français.
