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Elections Législatives 2024
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Législatives: Édouard Philippe appelle à la création d'un bloc "de LR à Renaissance" à l'Assemblée

Résultats élections Législatives 2024
Les tractations à tous les étages se poursuivent ce mardi 9 juillet deux jours après les résultats des législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire à l'Assemblée nationale, où les députés de gauche, en quête d'un consensus au sein du Nouveau Front populaire pour gouverner, débarquent en force.

L'ESSENTIEL

  • Le Nouveau Front populaire appelle Macron à "se tourner immédiatement" vers lui pour "former un gouvernement". Lire l'article
  • Olivier Faure se dit "prêt à assumer" la fonction de Premier ministre mais "dans le dialogue avec [ses] partenaires". Lire l'article
  • Les Républicains réfléchissent à un "pacte législatif", un accord, avec le camp Macron Lire l'article

La gauche met "solennellement" en garde Macron

Le Nouveau Front populaire a mis "solennellement" en garde Emmanuel Macron, lui reprochant de "bloquer" la nomination d'un Premier ministre issu de ses rangs, une posture dénoncée par le camp présidentiel qui prône le "réalisme" et une coalition plus large.

Emmanuel Macron, silencieux depuis l'issue du second tour, a reçu à l'Elysée le président LR du Sénat Gérard Larcher, et doit s'envoler ce mercredi pour Washington où il participera à un sommet de l'Otan.

Ce direct est terminé, merci de nous avoir suivi sur BFMTV.com Pour suivre la journée de mercredi, il suffit de cliquer ici

Louis Boyard ira "évidemment" à la "marche populaire en direction de Matignon" proposée par Adrien Quatennens

En cas de marche populaire vers Matignon, appelée par Adrien Quatennens, Louis Boyard affirme qu'il s'y rendra "évidemment".

"À partir du moment où le président de la République décide de continuer d'appliquer sa politique, alors que le peuple, qui est le seul souverain dans ce pays, dit non, c'est normal d'avoir une manifestation du peuple", a-t-il expliqué.

Avant d'ajouter: "Le peuple français a voté pour dire qu'Emmanuel Macron et Gabriel Attal n'ont plus la légitimité de continuer leur politique."

"J'ai peur pour mon pays parce qu'on a un président qui perd une élection et qui cherche à continuer une coalition comme si le peuple français n'avait pas à donner son avis. J'ai peur pour mon pays parce qu'à partir du moment où on parle de faire une marche pour demander au président de respecter la démocratie, on me demande: 'Est-ce que cette marche ne serait pas dangereuse? Ne créérait pas le chaos?' On est en France, on a le droit de manifester dans ce pays", a-t-il ajouté.

"On fera les manifestations, si jamais les syndicats appellent à des grèves on les soutiendra, parce que la France doit rester une démocratie."

Pour Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti Socialiste, Olivier Faure "paraît être la personnalité la mieux à même d'être le Premier ministre"

Pour Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du Parti Socialiste, Olivier Faure "paraît être la personnalité la mieux à même d'être le Premier ministre".

"On sait que le président de la République ne nommera pas de Premier ministre issu de La France insoumise. Le Parti socialiste a doublé son nombre de députés, c'est la seule force politique à l'avoir fait. Nous avons 63 sénateurs, la plupart des grandes collectivités sont dirigées par des socialistes. Nous avons l'expérience de la gestion de l'État", a-t-il plaidé.

"Je ne dis pas c'est Olivier Faure ou personne d'autre. [...] Je dis qu'Olivier Faure me paraît être la personnalité la mieux à même d'être le Premier ministre de cette coalition", a-t-il précisé.

Mathilde Panot réélue à la présidence du groupe LFI à l'Assemblée

La députée Mathilde Panot a annoncé qu'elle avait été réélue mardi à la présidence du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale.

Sur le réseau social X, elle a adressé ses "chaleureux remerciements" aux élus insoumis qui se réunissaient mardi pour la première fois de la nouvelle législature.

Mathilde Panot, 35 ans, est très proche du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon. Elle est députée du Val-de-Marne depuis 2017 et présidente du groupe depuis octobre 2021.

Gabriel Attal appelle les députés Renaissance à "affronter la tempête politique" après les législatives

Au cours d'un cocktail où il a reçu les députés Renaissance élus et perdants, ce soir, à Matignon, Gabriel Attal a affirmé que la campagne des législatives n'a été "choisie par personne", a-t-on appris auprès d'un député.

Il a également dit lire "des choses sidérantes" dans la presse, à savoir que Renaissance serait prêt "à gouverner avec LFI".

"La responsabilité devant nous est d'affronter la tempête politique", a-t-il encore affirmé, saluant le "courage face à la violence" des députés, ainsi que leur "sens du devoir et du sacrifice.

Selon nos informations, Gabriel Attal ne s'est à aucun moment positionné pour la suite. Mais de nombreux députés lui ont demandé explicitement de prendre la présidence du groupe et d’incarner un pôle de stabilité pour Renaissance à l’avenir.

"On a constaté que nous avions des désaccords très profonds": Édouard Philippe confirme avoir dîné en décembre dernier avec Marine Le Pen

Édouard Philippe a confirmé, au 20h de TF1, avoir dîné en décembre dernier avec Marine Le Pen chez l'ancien député Thierry Solère, après la publication d'un article de Libération à ce sujet.

"On se connaît peu et on a constaté à l'occasion du dîner, qui était un dîner cordial, que nous avions des désaccords très profonds sur de nombreux sujets", a-t-il indiqué.

Avant de s'expliquer: "J'aime bien rencontrer les gens. Marine Le Pen fait plus de 30% à l'élection présidentielle, ça ne me gêne pas de dîner avec elle. D'ailleurs je pourrais dîner avec elle, avec Jean-Luc Mélenchon et à chaque fois je leur ferai part de désaccords qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux."

Édouard Philippe estime qu'Emmanuel Macron n'a pas pris "une très bonne décision" avec la dissolution de l'Assemblée

Édouard Philippe estime, au 20h de TF1, qu'Emmanuel Macron n'a pas pris "une très bonne décision" avec la dissolution de l'Assemblée.

Avant de préciser: "Je pense que cette décision était mal pensée, mal préparée et mal expliquée. Elle a donné lieu à une campagne très courte, qui n’a pas permis de poser l'ensemble des sujets. Elle a donné un résultat très compliqué à manier: l'Assemblée nationale est composée de 3 blocs dont aucun à lui seul dispose d’une majorité suffisante pour gouverner."

Marine Tondelier appelle les partis du NFP à "accélérer" après la proposition de bloc "de LR à Renaissance" d'Édouard Philippe

Alors qu'Édouard Philippe appelle à la création d'un bloc "de LR à Renaissance" à l'Assemblée nationale, Marine Tondelier répond que cela "irait contre la logique institutionnelle de ce pays".

"Je le dis, en toute amitié pour mes partenaires du Nouveau Front populaire, ceci devrait nous inciter à accélérer" pour proposer un Premier ministre, ajoute Marine Tondelier sur BFMTV.

"Nous allons y arriver, grâce à Édouard Philippe qui va donner un intérêt à agir à mes collègues", sourit la cheffe des Écologistes.

Édouard Philippe appelle à la création d'un bloc "de LR à Renaissance" à l'Assemblée nationale

Édouard Philippe appelle "de ses voeux" à la création d'un bloc "de LR à Renaissance" à l'Assemblée nationale, au 20h de TF1.

"Je pense qu'il permet d'être majoritaire, ou plus exactement d'avoir une majorité faible, mais relative", a-t-il ajouté.

Face au Nouveau Front populaire, il estime qu'il existe "un autre bloc au centre, qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés". "Il faut que chacun prenne ses responsabilités", affirme-t-il.

Marine Tondelier affirme que le camp présidentiel "ne peut pas être dans le déni" après les résultats des législatives

La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, affirme que le camp présidentiel "ne peut pas être dans le déni" après les résultats des élections législatives.

"La logique institutionnelle lui dicte de prendre son téléphone, d'appeler les chefs de partis du Nouveau Front populaire pour leur demander le nom d'un Premier ministre", poursuit-elle sur BFMTV, assurant que le NFP "avance" pour proposer un nom.

Olivier Marleix estime qu'Emmanuel Macron devrait "nommer un Premier ministre issu des Républicains"

Olivier Marleix estime auprès du Figaro qu'Emmanuel Macron devrait "nommer un Premier ministre issu des Républicains". LR est arrivé derrière le Nouveau Front populaire, la coalition présidentielle et le Rassemblement national aux élections législatives, mais Olivier Marleix souligne que "le centre de gravité de la France est à droite".

"Je ne parle pas de débauchage individuel, mais d’un Premier ministre capable de composer une majorité incluant ceux qui se réclament de la droite, du centre et des valeurs républicaines", ajoute le député réélu d'Eure-et-Loir.

Le chef sortant des députés LR asure également qu'il ne sera "évidemment pas candidat contre Laurent Wauquiez pour la présidence du groupe LR s’il souhaite en prendre la tête", ce que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes envisage selon nos informations.

Fabien Roussel assure que l'enregistrement où il évoque une coalition sans LFI "date d'avant le premier tour"

Fabien Roussel évoque sur France 5 l'enregistrement, qui a circulé sur X ces derniers jours, dans lequel on l'entend mentionner une éventuelle coalition sans La France insoumise - alors que son parti, le Parti communiste, s'est allié à LFI, au PS et aux Écologistes pour les législatives.

Cette conversation "date d'avant le premier tour", assure le secrétaire national du Parti communiste. "Au moment où je passe ce coup de fil, il y a presque une majorité absolue donnée au RN", poursuit-il.

"Chacun échafaude des scénarios: mais comment on va faire? On ne peut pas laisser passer donc comment on fait demain?", décrit Fabien Roussel, qui assure travailler, au sein du Nouveau Front populaire, "dans le respect des uns et des autres".

Dans l'enregistrement on entend Fabien Roussel se demander "est-ce que, sans les Insoumis, on est un poids suffisant pour former, sans que ça se fasse, une majorité avec les autres?", mentionnant une discussion avec Gérald Darmanin.

Une "rencontre institutionnelle" ce soir entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher

Emmanuel Macron et le président LR du Sénat, Gérard Larcher doivent se rencontrer ce soir à l’Élysée, selon nos informations, confirmant celles du Figaro.

Le camp présidentiel doit trouver des alliés à l'Assemblée nationale s'il souhaite former un gouvernement à l'issue des législatives qui l'ont placé en deuxième position.

Mais, selon l'entourage du chef de l’État, il s'agit d'une "rencontre institutionnelle".

Le groupe Les Républicains du Sénat a réaffirmé mardi matin en réunion de groupe son refus de toute coalition avec le camp macroniste et son choix d'une ligne autonome et indépendante pour la droite, une position également défendue ces derniers jours par Gérard Larcher.

Adrien Quatennens évoque une "grande marche populaire en direction de Matignon" pour "faire céder" Emmanuel Macron

L'ex-député insoumis Adrien Quatennens évoque sur X une "grande marche populaire" pour "faire céder" Emmanuel Macron et l'appeler à se tourner vers le Nouveau Front populaire pour former un gouvernement.

"Macron veut nous voler la victoire et manœuvre pour faire barrage à l’application du programme du Nouveau Front populaire", estime-t-il sur X.

"Le seul souverain que la République connaisse, le peuple, doit le faire céder. Pourquoi pas une grande marche populaire en direction de Matignon?", ajoute celui qui a renoncé à se représenter aux législatives face aux critiques en raison d'une condamnation pour violences conjugales en décembre 2022.

Le Nouveau Front populaire appelle Macron à "se tourner immédiatement" vers lui pour "former un gouvernement"

Dans un communiqué commun, les différents partis de gauche composant le Nouveau Front populaire mettent "solennellement en garde le président de la République contre toute tentative de détournement des institutions" et estiment qu'il doit "se tourner immédiatement vers le Nouveau Front populaire pour lui permettre de former un gouvernement".

Ils jugent que "le maintien prolongé de Gabriel Attal à la tête du gouvernement pourrait sonner comme une tentative d'effacer le résultat" du second tour des législatives, en tête duquel le Nouveau Front populaire est arrivé.

"Conformément à l'usage républicain en période de cohabitation, il revient au président de la République de se tourner dès à présent vers le Nouveau Front Populaire pour lui permettre de former un gouvernement", ajoute le communiqué.

Emmanuel Macron a demandé à Gabriel Attal, qui lui a présenté sa démission, de rester Premier ministre "pour le moment" afin d'"assurer la stabilité du pays", selon l'Elysée.

Éric Ciotti, le président contesté des Républicains, présente son nouveau groupe à l'Assemblée nationale

Éric Ciotti, le président contesté des Républicains depuis son alliance avec le RN pour les législatives, présente son nouveau groupe à l'Assemblée nationale, nommé "À Droite!".

Quinze députés sont présents sur la photo partagée par Éric Ciotti, soit le chiffre minimum pour constituer un groupe.

Les députés LR "canal historique" devraient siéger dans leur propre groupe que, selon nos informations, Laurent Wauquiez pourrait demander à présider.

Aurélien Pradié, député du Lot qui a annoncé il y a deux semaines qu'il quittait LR, n'a pas encore dévoilé s'il comptait former un nouveau groupe avec des personnalités issues du parti.

Les députés socialistes ont fait leur rentrée

Les députés socialistes élus dimanche ont fait leur rentrée à l'Assemblée nationale aujourd'hui et partagent leur photo de groupe. Y figure notamment l'ex-président François Hollande, élu député en Corrèze.

Le chef du groupe dans la législature précédente, Boris Vallaud, a évoqué un contingent de 65 à 70 députés socialistes, contre 31 en 2022.

De la pluie pour accompagner le retour de François Hollande à l'Assemblée

Quelques minutes après l'arrivée de l'ex-président François Hollande à l'Assemblée nationale, il s'est mis à pleuvoir sur le palais Bourbon.

Son quinquennat avait été marqué par plusieurs scènes de pluie, de son investiture à son discours sous des torrents sur l'île de Sein en 2014.

François Hollande, élu député de Corrèze dimanche, a fait son retour à l'Assemblée nationale avec les socialistes aujourd'hui.

"Vous serez les prochains purgés": Alexis Corbière lance un avertissement aux députés du groupe LFI

Alexis Corbière, député "purgé" par La France insoumise qui a été réélu en Seine-Saint-Denis, lance un avertissement aux élus qui siégeront dans le groupe LFI pour cette législature. Il propose en revanche "un grand groupe Nouveau Front populaire"

"Je leur dis, à tous mes amis qui vont siéger dans le groupe France insoumise, faites attention! Si vous acceptez de soutenir les purgeurs, vous serez les prochains purgés", dit-il au micro de plusieurs médias.

"Il n'y a pas de VIe République (une proposition de LFI, NDLR) possible, qui porte en elle le principe de la souveraineté populaire, s'il n'y a pas un minimum de souveraineté militante", poursuit l'élu.

Ce qui est arrivé aux députés qui ont exprimé leurs désaccords avec la direction du parti et qui, comme lui, n'ont pas été investis par LFI pour les législatives, "ne concerne pas que nos petites personnes". "C'est quel type de fonctionnement nous voulons".

Olivier Faure se dit "prêt à assumer" la fonction de Premier ministre

À l'issue des élections législatives, "le groupe arrivé en tête, c'est celui du Front populaire, il faut nous donner maintenant la possibilité de gouverner", déclare le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.

Interrogé sur la possibilité qu'il soit nommé Premier ministre, le chef du PS répond: "je suis prêt à assumer cette fonction, mais j'ajoute un codicille, ce sera dans le dialogue avec nos partenaires".

"Je ne suis pas d'accord pour que quiconque impose à qui que ce soit son point de vue" et "il ne peut pas y avoir, pour qui que ce soit, une prétention à l'hégémonie", ajoute le député réélu en Seine-et-Marne.

INFO BFMTV. Les dissidents insoumis proposent aux écologistes et aux communistes de créer un nouveau groupe

Plusieurs dissidents de La France insoumise qui ont été réélus députés dimanche, dont Clémentine Autain, François Ruffin et Alexis Corbière, proposent un nouveau groupe à l'Assemblée nationale qui réunirait les communistes, les écologistes et Génération.s.

"Comme vous le savez, la rupture entre nous et la France Insoumise est consommée. Nous ne siégerons pas dans le groupe insoumis", expliquent-ils dans une lettre adressée à Cyrielle Châtelain (Les Écologistes) et André Chassaigne (Parti communiste).

"Profondément attachés à la dynamique unitaire et au NFP riche de sa diversité, nous aspirons à siéger dans un groupe nouveau, associant des écologistes, des communistes, des membres de Génération.s et nous", ajoutent-ils.

Arnault, Diop, Sicard, Tjibaou... Ces nouveaux visages qui font leur entrée à l'Assemblée

Parmi les 577 députés élus le dimanche 7 juillet au second tour des législatives anticipées, 158 obtiennent pour la première fois un tel mandat.

Certains sont des personnalités expérimentées, d'autres des membres de la société civile néanmoins impliqués politiquement. Nous vous présentons dans cet article certains des nouveaux visages de l'Assemblée nationale.

Salaire, indemnités… Combien gagne un député français?

Alors que les députés élus lors des élections législatives font progressivement leur rentrée à l'Assemblée nationale, ces derniers vont aussi prendre connaissance de la rémunération qu'ils percevront pour cette fonction.

Car pour que les représentants du peuple puissent se consacrer en toute indépendance à leur mandat, ils touchent un salaire sous forme de plusieurs indemnités. Nous vous les détaillons dans cet article.

La photo du nouveau groupe insoumis à l'Assemblée dévoilée

Manuel Bompard, réélu député dimanche, partage sur X la photo du nouveau groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale. Y figurent des membres de la précédente législature, comme la cheffe du groupe Mathilde Panot, Clémence Guetté ou Louis Boyard.

De nouveaux députés s'y trouvent, comme Aurélien Le Coq, qui a remplacé Adrien Quatennens dans la 1ère circonscription du Nord.

Certains, comme Clémentine Autain et François Ruffin, ont été réélus mais ont choisi de ne plus siéger avec les insoumis.

La ministre Agnès Pannier-Runacher juge la réforme de l'assurance chômage "pas adaptée"

La ministre déléguée à l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, élue dimanche dans le Pas-de-Calais sous les couleurs du camp présidentiel, a indiqué sur BFMTV qu'elle était opposée à la réforme de l'assurance-chômage envisagée par le gouvernement actuel. Cette réforme "n'est pas adaptée à la situation sur le terrain", a-t-elle déclaré.

Cette réforme controversée, qualifiée d'"indispensable" par Emmanuel Macron, prévoyait un nouveau tour de vis des règles d'indemnisation au 1er décembre. Elle a été suspendue par le gouvernement après le premier tour des législatives.

Pour Pierre Jouvet, Olivier Faure est le seul "qui peut rassurer et être Premier ministre"

Le secrétaire général du Parti socialiste et député européen Pierre Jouvet a affirmé ce mardi auprès de l'AFP que "le seul profil qui peut rassurer et être Premier ministre" était Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.

Alors que les formations du Nouveau Front populaire tentent de s'accorder pour proposer le nom d'un éventuel Premier ministre, après être arrivées en tête dimanche des élections législatives, Pierre Jouvet, qui participe à ces discussions, estime qu'il faut "un profil qui apaise, qui a l'expérience du Parlement, qui tiendra le programme du Nouveau front populaire, et qui sera respecté par les autres forces de l'alliance".

Les forces de gauche pensent pouvoir gouverner seules malgré leur absence de majorité absolue, et tentent de peser pour que le président Emmanuel Macron désigne un responsable du Nouveau front populaire pour être Premier ministre.

Ruffin réagit aux propos de Braun-Pivet sur "la vision de la démocratie à géométrie variable" de la gauche

"Tartuffes". Voilà comment François Ruffin qualifie les macronistes sur X. Dans le viseur du député du Nouveau Front populaire: les propos de Yaël Braun-Pivet un peu plus tôt sur France Inter. La présidente sortante de l'Assemblée nationale a accusé la coalition des gauches de vouloir gouverner "à coup de 49.3 ou de décret".

"20 (23 en réalité, NDLR) fois, le 49.3 sous Elisabeth Borne, en 18 mois. Une réforme des retraites sans vote à l'Assemblée. Record de sanctions contre les députés. Ils devraient se faire tout petits, faire preuve d'humilité mais continuent à donner des leçons", déplore François Ruffin.

Postes clés à l'Assemblée: LFI et Verts veulent barrer la route au RN, qui s'indigne

Les députés LFI et écologistes ont appelé ce matin à empêcher le RN d'accéder aux postes stratégiques de l'Assemblée nationale, suscitant l'ire des lepénistes qui dénoncent un "comportement antidémocratique".

Les Verts martèlent depuis lundi qu'il faut rétablir un "cordon sanitaire" contre le Rassemblement national, qui disposait avant les élections de deux vice-présidences. "L'extrême droite n'est pas compatible avec la République. Le Rassemblement national ne doit occuper aucun poste dans cette Assemblée nationale", a de nouveau souligné mardi la députée écologiste Cyrielle Chatelain, ancienne présidente du groupe vert au Palais Bourbon.

L'ancienne cheffe des députés insoumis Mathilde Panot est allée dans son sens en arrivant à l'Assemblée nationale.

Cette proposition de "cordon sanitaire" a aussitôt suscité la colère du RN. "C'est un comportement antirépublicain, antidémocratique. Nous représentons aujourd'hui 10 millions de Français, 143 députés ici", a réagi le député Thomas Ménagé sur LCP.

Vallaud prône le "Nouveau Front populaire au gouvernement" et le "front républicain à l'Assemblée nationale"

Comment la gauche unie peut-elle gouverner? "Je crois que la ligne, ça doit être le Nouveau Front populaire pour ses mesures d'urgence sociale au gouvernement et le front républicain à l'Assemblée", avance Boris Vallaud auprès de BFMTV.

Le chef de file sortant des députés socialistes semble ainsi distinguer des mesures d'urgence, qui peuvent être prise par décret, comme l'augmentation du Smic, de textes qui peuvent passer à l'Assemblée nationale en allant chercher des majorités.

Comment expliquer la désillusion du RN?

Les espérances du Rassemblement national d'obtenir une majorité absolue et de placer Jordan Bardella à Matignon, ou a minima d'obtenir une majorité relative, se sont heurtés au front républicain au second tour des législatives. Mais ces résultats illustrent également des failles en interne.

Notre analyse

Un ancien gilet jaune devenu député RN: David Magnier va faire ses premiers pas à l'Assemblée

Des ronds-points au Palais-Bourbon. Dimanche 7 juillet, David Magnier, un ancien gilet jaune engagé en politique depuis cinq ans, a été élu député pour le compte du Rassemblement national (RN) dans la 7e circonscription de l'Oise au second tour des élections législatives.

Il l'a emporté avec 43,85% des voix face au communiste Loïc Pen (34,41%) et au député sortant LR Maxime Minot (21,73%) qui s'était maintenu bien qu'étant arrivé troisième lors du premier tour.

Notre article

"Le choix est fait": réélue, la ministre Agnès Pannier-Runacher préfère siéger à l'Assemblée

"Le choix est fait, je serai députée": réélue dans le Pas-de-Calais, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture Agnès Pannier-Runacher annonce sur BFMTV qu'elle va "s'inscrire dans les prochaines heures" pour siéger à l'Assemblée.

La numéro 2 du PS ouverte à une coalition avec certains "macronistes de gauche"

Invitée de France 2, la numéro 2 du PS, Johanna Rolland, ouvre la porte aux "macronistes de gauches" dans la coalition du Nouveau Front populaire. "Nous sommes clairs, mais pas sectaires", se justifie celle qui est également la maire de Nantes. 

"Le programme" du Nouveau Front populaire, "c'est la boussole", dit-elle ensuite, soulignant l'"enjeu" de "ne pas trahir les électeurs du premier tour" des législatives. 

Néanmoins, "le front républicain" du deuxième tour "nous oblige", juge Johanna Rolland, expliquant avoir "une pensée pour les hommes, les femmes, de droite ou de la majorité présidentielle qui ont voté pour des hommes et des femmes de gauche." 

Sandrine Rousseau "aimerait bien" présider l'Assemblée nationale

Interrogée sur Sud Radio, la députée écologiste Sandrine Rousseau indique qu'elle "aimerait bien" présider l'Assemblée nationale.

"Je pense que je respecterais bien plus les équilibres démocratiques que cela n'a été fait jusqu'à présent", assure-t-elle.

Le président de l'Assemblée sera élu le 18 juillet par les députés. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue lors des deux premiers tours, une majorité relative suffira pour l'emporter au troisième.

Plus d'informations ici.

Yaël Braun-Pivet dénonce une "vision de la démocratie à géométrie variable" de la gauche, qui pourrait utiliser le 49.3

Yaël Braun-Pivet juge sur France Inter que le Nouveau Front populaire n'est pas en "capacité de gouverner parce qu'il a une assise parlementaire trop faible", avec quelque 180 députés - 193 en incluant les élus divers gauche.

La présidente sortante de l'Assemblée nationale dénonce ensuite une "vision de la démocratie à géométrie variable" de la gauche, "selon qu'(elle) est dans l'opposition ou qu'(elle) se prétend être dans une certaine majorité", accusant la coalition de vouloir gouverner "à coup de 49.3 ou de décrets".

Concernant l'article constitutionnel, utilisé à 23 reprises par la majorité sortante sous la précédente législature, la députée des Yvelines fait référence à des propos d'Olivier Faure lundi. Évoquant la réforme des retraites, le Premier secrétaire du PS a jugé que "ce qui s'est fait par 49.3 peut se défaire par 49.3".

Elle fait également allusion à certaines mesures d'urgence du NFP que les dirigeants de gauche promettent d'appliquer par décret s'ils arrivent au pouvoir.

Le Conseil constitutionnel saisi de huit requêtes de contestation lors des élections législatives

Le Conseil constitutionnel annonce avoir été saisi de huit requêtes "formées contre les opérations électorales des 30 juin et 7 juillet".

Comme il l'explique sur son site, "le Conseil constitutionnel statue, en cas de contestation, sur la régularité de l'élection des députés et des sénateurs".

Le directeur général du RN a démissionné après les élections législatives

Gilles Pennelle, député européen et directeur général du Rassemblement national, a démissionné ce lundi au lendemain du second tour des élections législatives où le RN a largement échoué à obtenir la majorité absolue, a appris BFMTV ce lundi, confirmant une information du Monde.

Paye-t-il les résultats obtenus lors de scrutin où l'extrême droite ambitionnait d'arriver au pouvoir? "C'est au président du parti", Jordan Bardella, "qu'il faut le demander", répond le député RN Franck Allisio sur BFMTV. "Ce que je sais, c'est que Gilles Pennelle venait d'être élu député européen et donc il était programmé qu'il ne pouvait plus gérer la direction générale du parti", explique-t-il.

Mathilde Panot s'"inquiète" qu'Emmanuel Macron puisse ne pas respecter "le résultat des urnes"

"Cet homme n'aime pas la démocratie". Mathilde Panot se dit "inquiète" sur BFMTV-RMC, évoquant une hypothèse selon laquelle Emmanuel Macron ne choisirait pas une personnalité de gauche pour Matignon. Ce qui reviendrait à ne pas "respecte(r) le résultat des urnes", selon elle, alors que le Nouveau Front populaire est arrivé en tête des élections législatives.

"Je l'alerte, nous sommes dans une situation de crise politique qu'il a lui même créée (...) Maintenant il doit agir comme président pour nommer un Premier ministre du Nouveau Front populaire", plaide-t-elle.

Mathilde Panot indique que Jean-Luc Mélenchon est "une des possibilités" pour Matignon

Quel profil pour le potentiel Premier ministre de la gauche? Invitée de BFMTV-RMC, Mathilde Panot plaide pour une personne qui "respecte strictement le programme sur lequel on a été élu, donc applique le programme de rupture avec l’augmentation du SMIC, le blocage des prix l’école réellement gratuite".

"La tradition républicaine veut que ce soit le plus gros groupe" qui propose le Premier ministre, dit la cheffe de file sortante des députés insoumis, alors que LFI est partie pour avoir le contigent d'élus le plus important à gauche. "Mais moi je ne vais pas mettre d’exclusive", assure-t-elle.

Jean-Luc Mélenchon "est une des possibilités" pour Matignon, juge-t-elle, même si les autres composantes de la gauche sont contre cette hypothèse. "Ce ne serait pas sérieux d’avoir dit il y a deux ans Jean-Luc Mélenchon Premier ministre autour du programme de la Nupes (…) Et de maintenant expliquer qu’il ne pourrait plus l'être", le défend Mathilde Panot.

Mathilde Panot appelle à la démission de Gabriel Attal

Au micro de BFMTV-RMC, Mathilde Panot plaide pour le départ de Gabriel Attal de Matignon.

"La macronie a été défaite. Les Français demandent une rupture par rapport au monde de malheur d'Emmanuel Macron. Donc, Gabriel Attal doit s'en aller. Le président de la République aurait dû accepter sa démission", déclare la cheffe de file sortante des députés insoumis.

Mathilde Panot demande à Emmanuel Macron à "respecter le vote" des élections législatives

Mathilde Panot met la pression sur Emmanuel Macron. Invitée de BFMTV-RMC, la cheffe de file sortante des députés insoumis demande au président de la République de "respecte(r) le vote qui a eu lieu dimanche" au second tour des élections législatives où la gauche est arrivée en tête, même si elle est loin de la majorité absolue.

"Nous allons travailler à proposer un Premier ministre et une équipe gouvernementale et il doit respecter ce choix", déclare la députée du Val-de-Marne.

Bompard juge que Mélenchon "fait partie des options possibles" pour le potentiel Premier ministre du NFP

"Je pense que Jean-Luc Mélenchon a des atouts pour pouvoir exercer cette fonction" de Premier ministre, soutient Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise sur Europe 1. Très proche du triple candidat à la présidentielle, il souligne que ce dernier est "en adéquation avec le programme" du Nouveau Front populaire.

Tout en évoquant l'"expérience gouvernementale" de celui qui fut ministre délégué à l'Enseignement professionnel sous Lionel Jospin. "Donc, oui bien sûr qu'il fait partie des options possibles pour être le futur Premier ministre du Nouveau Front populaire", conclut Manuel Bompard.

Reste que les autres composantes de l'alliance des gauches sont contre cette hypothèse. "Pour la majorité des représentants des forces politiques du NFP, il ne sera pas et il ne peut pas être Premier ministre", a déclaré Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sur RTL un peu plus tôt.

Plus d'informations ici.

Jean-Pierre Raffarin appelle LR à s'allier avec le camp présidentiel pour former un "bloc central"

Que faire après ces élections législatives, qui n'ont abouti sur aucune majorité absolue, même si la gauche est arrivée en tête? "La clé est chez les Républicains", assure l'ancien Premier ministre (2002-2005) Jean-Pierre Raffarin sur RMC et RMC Story.

Il appelle à LR à s'allier avec Renaissance et former "un bloc central qui s'il se rassemble, fait 222 députés à peu près", soit la coalition la plus importante de l'Assemblée nationale, même si elle n'aurait pas la majorité absolue.

"Aujourd’hui Les Républicains peuvent imposer ce qu’ils souhaitent à un gouvernement, à Emmanuel Macron", poursuit Jean-Pierre Raffarin.

"C'est LR ou LFI. Si les LR veulent rester seuls dans leur coin, cela veut dire qu'on confie les rênes à LFI, c'est une responsabilité très lourde", souligne celui qui a soutenu Emmanuel Macron lors de la présidentielle 2022.

Pour Jadot, Macron doit "acter que son groupe a perdu" aux élections législatives

Invité de TF1, Yannick Jadot demande au président de la République d'"acte(r) que son camp a perdu (aux élections législatives) et que le premier groupe à l'Assemblée nationale, c'est le Nouveau Front populaire."

Lequel est arrivé en tête, même si la coalition est loin de la majorité absolue (289 députés) avec quelque 180 élus - 193 en incluant les élus divers gauche. Ce qui n'empêche pas le sénateur écologiste de mettre la pression sur Emmanuel Macron:

"Dans toutes les démocraties, quand un groupe arrive en tête à la sortie des élections, c'est à (lui) qu'on confie la construction d'un gouvernement."

Bayrou plaide pour une "entente" à l'Assemblée qui "va de la gauche hors LFI jusqu'à la droite hors RN"

Alors qu'aucun mouvement politique n'a obtenu de majorité absolue à l'issue des élections législatives, François Bayrou a appelé ce lundi 8 juillet, sur TF1, à une très large coalition pour gouverner.

Le président du Modem - membre de la coalition présidentielle Ensemble - est formel: après les législatives "il n'y a pas de majorité, on est dans une situation dans laquelle il n'y a pas de vainqueur", malgré le fait que le Nouveau Front populaire soit arrivé en tête au second tour. Selon François Bayrou, pour construire une majorité, il faut que les députés créent une "entente" qui va "travailler ensemble pour le bien du pays".

Cette coalition irait "de la gauche hors LFI jusqu'à la droite hors Rassemblement national", a-t-il ajouté.

Tibo InShape s'explique sur son silence pendant les élections législatives

"Beaucoup trop de personnes sont persuadées de savoir pour qui je vote." Le soir du second tour des élections législatives, Thibo InShape a révélé sur X avoir voté pour la coalition macroniste Ensemble. Ce lundi 8 juillet, dans une vidéo diffusée sur le même réseau social, il explique avoir attendu que le scrutin soit fini pour ne pas "influencer" les personnes qui le suivent.

"Je n'ai jamais rien dit car j'estime que je n'ai pas à influencer le vote de qui que ce soit. Ce n'est pas mon rôle. C'est le devoir de chacun et chacune de s'informer, de prendre ses responsabilités et de se forger sa propre opinion", a-t-il poursuivi.

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Keke, Guérini, Dupont-Aignan... Ces figures qui quittent l'Assemblée après les législatives

Plusieurs figures politiques ne retrouveront pas leur siège à l'Assemblée nationale à l'issue du second tour des législatives, battues par leurs adversaires.

C'est notamment le cas de plusieurs anciens ministres, comme Stanislas Guérini, mais aussi de l'ex-vice-présidente de l'Assemblée Valérie Rabault, l'insoumise Rachel Keke ou encore Nicolas Dupont-Aignon, élu depuis 27 ans.

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Mathilde Panot invitée de BFMTV-RMC

La cheffe de file sortante des députés insoumis, Mathilde Panot, est l'invitée du Face-à-face d'Appoline de Malherbe sur BFMTV-RMC ce mardi à 8h30.

Comment gouverner à l'Assemblée nationale avec une majorité très relative? Qui comme Premier ministre potentiel? Les sujets d'actualité ne manquent pas pour la gauche, arrivée en tête au second tour des élections législatives dimanche dernier.

Ces circonscriptions où la victoire s'est jouée à une poignée de voix

Les candidats aiment le rappeler: chaque voix compte. Comme souvent lors des scrutins législatifs, plusieurs députés élus ce dimanche 7 juillet ont arraché leur victoire avec quelques centaines de voix d'avance, quand d'autres ont vu le poste leur échapper pour une poignée de bulletins de vote.

L'un des cas les plus emblématiques de ce second tour est celui du maire de L'Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun (LR), très visible depuis l'attaque de son domicile dans la foulée des émeutes provoquées par la mort du jeune Nahel. L'édile l’emporte dans la 7e circonscription du Val-de-Marne (66.790 inscrits) contre une autre élue très médiatique, la députée LFI sortante Rachel Keke, ancienne femme de chambre, avec seulement 545 voix d’avance.

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Les députés de gauche débarquent en force à l'Assemblée ce mardi

Première force politique à l'issue des élections législatives avec quelque 180 députés - 193 en incluant les élus divers gauche - la coalition du Nouveau Front populaire débarque en force ce mardi à l'Assemblée nationale où ses troupes vont effectuer leur rentrée.

Sont attendus au Palais Bourbon: les écologistes à 9h15, puis les insoumis sur les coups de 10h, avant les socialistes qui se réunissent à 14h30.

Smic, abrogation de la réforme des retraites.... peut-on réellement gouverner par décret?

Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir que le Nouveau Front populaire pourrait gouverner par décret. Il n’y aura "aucune négociation", a prévenu le leader de La France insoumise. Une façon d'assurer que la gauche pourra mettre en œuvre sa politique si un de ses représentants est envoyé à Matignon, même si elle ne dispose que d'une majorité très relative à l'Assemblée.

Qu'en est-il réellement? Peut-on par exemple abroger la réforme des retraites par décret?

La réponse dans cet article

Gabriel Attal participe à la réunion du groupe Renaissance à l'Assemblée

Réélu député dans les Hauts-de-Seine, Gabriel Attal réunit ce mardi matin les députés Renaissance par visioconférence.

En fin de journée, il recevra à Matignon les parlementaires de la majorité sortante à Matignon pour un cocktail avec les candidats Renaissances - qu'ils aient gagné ou perdu.

Si le camp présidentiel n'est plus majoritaire à l'Assemblée, Emmanuel Macron a demandé à Gabriel Attal - qui a présenté sa démission - de continuer à exercer comme chef du gouvernement "pour le moment afin d'assurer la stabilité du pays".

158 nouveaux entrants arrivent à l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale se renouvelle... mais dans une moindre mesure qu'aux élections législatives de 2017 et 2022. Dans la foulée de l'élection d'Emmanuel Macron, 75% des députés élus n'avaient jamais siégé. Un renouvellement porté par le raz de marée macroniste. En 2022, le taux de renouvellement était de 51%.

Selon le recensement réalisé par BFMTV, sur les 577 députés sortants, 158 primo-députés intègrent l'Assemblée. 419 ont donc été réélus dimanche 7 juillet. Soit un renouvellement d'un peu plus de 25% de l'hémicycle.

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Qui pour représenter le Nouveau Front populaire à Matignon?

Arrivée en tête du second tour des élections législatives, la gauche doit se trouver un leader. Les composantes du Nouveau Front populaire devraient annoncer dans les prochains jours le nom de celui qui sera proposé comme futur Premier ministre à Emmanuel Macron. Mais comment rassembler les écologistes, les socialistes, les insoumis et les communistes autour d'une même proposition?

Plusieurs noms ont émergé ces derniers jours, et notamment ceux de Manuel Bompard, Clémence Guetté, Marine Tondelier ou encore Clémentine Autain.

Roussel demande à Macron et au camp présidentiel de laisser le "NFP gouverner"

"Nous demandons aux députés Ensemble de respecter le choix des électeurs qui nous ont placés en tête. Si les députés macronistes ne votent pas les motions de censure, notre gouvernement pourra gouverner", indique Fabien Roussel dans les colonnes du Midi Libre.

"Il faut respecter le choix des électeurs, aujourd’hui, les députés NFP sont les plus nombreux, prêts à siéger et à travailler avec le programme présenté aux électeurs", martèle le secrétaire national du PCF et ancien député, qui demande au président de la République "de nous laisser gouverner".

Bompard estime que Macron a "le devoir démocratique de se tourner vers le NFP" pour le Premier ministre

Le député des Bouches-du-Rhône et coordinateur national de La France insoumise a assuré sur BFMTV qu'il n'y avait "aucun blocage" au lendemain des résultats des législatives.

Selon lui, "le résultat est très clair" et le président de la République a "le devoir démocratique de se tourner vers le Nouveau Front populaire et de dire de constituer un nouveau gouvernement".

"La marque LR est morte": Bruno Retailleau appelle à "reconstruire un grand parti de droite pour la France"

Au lendemain des législatives, le président du groupe Les Républicains au Sénat a assuré sur TF1 qu'il fallait "tout refaire" à droite. "La marque LR est morte et je pense qu'il faut reconstruire un grand parti de droite pour la France", a déclaré Bruno Retailleau.

Selon lui, il faut "faire en sorte qu'il y ait une droite qui propose que le travail paie plus que l'assistanat, qu'il y ait plus de fermeté" ou encore "moins de laxisme vis-à-vis de l'immigration".

Pour rappel, deux jours après la dissolution, le président des Républicains Éric Ciotti avait scellé une alliance avec le RN, sans être suivi par les cadres historiques du parti.

Mélenchon affirme que La France insoumise a "plusieurs candidatures à proposer" pour Matignon

"Nous avons plusieurs candidatures à proposer parmi les Insoumis" pour le poste de Premier ministre, affirme Jean-Luc Mélenchon sur LCI.

Interrogé sur sa propre candidature, le leader de LFI a une nouvelle fois refusé de s'exclure. "On ne peut pas dire sans raison 'pas lui ou pas elle'", affirme-t-il, répétant qu'il se sent "capable" d'occuper le poste.

Jean-Luc Mélenchon a répondu positivement à la question de notre consœur qui lui demandait si le nom du candidat de la gauche pour Matignon serait connu dans la semaine.

Les tractations se poursuivent, la gauche ravivée débarque à l'Assemblée

Les tractations à tous les étages se poursuivent au surlendemain des législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire à l'Assemblée, où les députés de gauche, ragaillardis par leur succès mais en quête d'un consensus pour gouverner, débarquent en force ce mardi.

Les regards sont avant tout braqués sur le Nouveau Front populaire, lancé dans de nouvelles négociations entre ses composantes, après avoir réussi à bâtir une alliance express pour ces élections législatives.

Arrivés en tête avec plus de 190 sièges, mais très loin de la majorité absolue requise (289) pour gouverner sans partage, les partis de gauche veulent pousser leur avantage pour proposer un nom pour Matignon, si possible "dans la semaine", selon le patron du PS Olivier Faure. "Nous ne devons pas laisser s'imposer une forme de vide dans lequel le chef de l'Etat s'engouffrerait".

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