BFMTV
Palestine

Gaza: les bombardements se poursuivent, Joe Biden accuse le Hamas de bloquer un plan de trêve

Les États-Unis s'efforcent d'obtenir un accord qui prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages retenus à Gaza et de la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël.

L'armée israélienne a mené ce jeudi 13 juin de nouveaux bombardements meurtriers sur la bande de Gaza assiégée et livré des combats au Hamas à Rafah, le président américain Joe Biden accusant le mouvement islamiste palestinien d'être le "principal obstacle" à un accord de cessez-le-feu.

La guerre, entrée dans son 9ème mois, ne connaît pas de répit. Et le front nord d'Israël avec le Liban a connu une nouvelle flambée de violences, l'armée israélienne menaçant de répondre "avec force" aux attaques du Hezbollah libanais qui a tiré des dizaines de projectiles contre des cibles militaires israéliennes.

Un plan de trêve à Gaza annoncé le 31 mai par Joe Biden, principal allié d'Israël, n'a toujours pas été appliqué, le gouvernement israélien et le mouvement islamiste palestinien Hamas campant sur leurs positions intangibles.

"Une nuit très violente" à Rafah

"Qu'avons-nous gagné de cette guerre à part tueries, destructions, extermination et famine?" s'exclame Oum Chadi, une Palestinienne de 50 ans, en pressant le Hamas de "mettre un terme à la guerre immédiatement, sans chercher à contrôler et diriger Gaza".

Alors que les espoirs d'un cessez-le-feu ont été régulièrement déçus, des habitants de Gaza, comme Oum Chadi, critiquent le Hamas et réclament une trêve à l'heure où le territoire palestinien dévasté est en proie à une crise humanitaire majeure avec une menace de famine.

Jeudi, des tirs d'artillerie nourris et des frappes aériennes ont visé plusieurs secteurs, notamment Rafah dans le sud de la bande de Gaza. La branche armée du Hamas a affirmé être engagée dans des combats de rue dans l'ouest de Rafah où des témoins ont signalé des tirs d'hélicoptères Apache. D'autres ont décrit "une nuit très violente" dans la ville.

Joe Biden a présenté ce plan comme émanant d'Israël. Mais Benjamin Netanyahu l'a jugé incomplet en réaffirmant la détermination de son gouvernement à détruire le Hamas et de libérer tous les otages.

En marge du sommet du G7 en Italie, le président américain a accusé le Hamas de bloquer tout accord de trêve. "J'ai soumis une proposition approuvée par le Conseil de sécurité, par le G7, par les Israéliens, et le principal obstacle à ce stade est le Hamas qui refuse de signer, même s'ils ont proposé quelque chose de similaire", a-t-il dit.

A.G avec AFP