INFO BFMTV. Paris: trois suspects en garde à vue après le braquage de la bijouterie Harry Winston

La devanture du joaillier de luxe Harry Winston, dans le 8e arrondissement de Paris, après son braquage, le 18 mai 2024. - BFMTV
C’est une enquête menée tambour-battant. Selon les informations de BFMTV, trois personnes, soupçonnées d’avoir participé au spectaculaire braquage de la joaillerie Harry Winston, le 18 mai dernier, avenue Montaigne dans le 8ème arrondissement à Paris, ont été interpellées, ce jeudi 27 juin, par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la direction de la police judiciaire de Paris.
Les suspects ont été placés en garde à vue, après avoir été localisés, moins de deux mois après les faits, dans un appartement situé dans un immeuble du 16e arrondissement à Paris.
Préjudice estimé à 7 millions d'euros
Toujours selon nos informations, la perquisition de ce logement a abouti à la découverte de la quasi-intégralité des bijoux dérobés lors de ce vol à main armée. Le préjudice a été estimé à près de 7 millions d’euros.
Les enquêteurs du groupe des enquêtes générales de la BRB, en charge des investigations, ont remonté la piste des receleurs présumés après un minutieux travail de recoupement, notamment avec deux précédents vols à main armée perpétrés en plein cœur de Paris.
Ce vendredi 28 juin, les auditions des trois suspects, âgés d’une trentaine d’années, étaient toujours en cours. "Ce sont des beaux mecs (NDLR: des malfaiteurs d’envergure)", confie une source proche de l’affaire, sur le profil des suspects arrêtés.
Le 18 mai, vers 11h40, trois inconnus, vêtus d’habits sombres et casqués, juchés sur deux puissants deux-roues, se stationnent devant l’enseigne du célèbre joaillier américain, implantée à deux pas des Champs-Élysées.
L’un des pilotes percute avec son scooter la porte d’entrée de la bijouterie pour permettre à ces deux complices de s’y engouffrer. Une employée et une cliente ne peuvent rien faire devant ces deux braqueurs, également munis de petites haches, qui brisent, tour à tour, neuf vitrines renfermant parures, bagues, bracelets et colliers sertis de diamants.
La "signature d'une équipe de professionnels"
Le troisième complice monte la garde, armé d’un fusil d’assaut kalachnikov, et intime même l’ordre aux passants qui s’approchent trop près de changer de trottoir. Le même homme alerte ses deux comparses lorsqu’il aperçoit deux policiers, armes à la main, remonter la rue Clément Marot, parallèle à la boutique, cible de ce vol à main armée. Le trio de braqueurs, remontés sur leur scooter Honda et une moto Yamaha, modèle Tracer 900, quittent rapidement les lieux, sans être inquiétés.
Sur leur parcours de fuite, ils croisent d’autres policiers en voiture: l’un des malfaiteurs pointe son fusil d’assaut vers eux afin de les tenir en respect. En moins de dix minutes, ils sont parvenus à s’emparer d’un butin estimé à 7 millions d’euros -sans faire usage de leurs armes- avant de disparaître en direction du département de la Seine-Saint-Denis.
La "signature d’une équipe de professionnels", selon les termes d’un haut fonctionnaire. Informé, le parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de "vol en bande organisée", "association de malfaiteurs" et "violences sur personnes dépositaire de l’autorité publique avec arme en réunion". Les gardes à vue des suspects peuvent durer jusqu’à 96 heures.