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"Je ne suis pas une IA" : un candidat britannique "virtuel" sort finalement du silence

Au Royaume-Uni, un candidat aux dernières législatives était suspecté d'être un bot, dont la photo aurait été générée par de l'intelligence artificielle. Il s'en défend.

Une semaine après les élections britanniques, un candidat du parti Reform UK de Nigel Farage continuait encore à faire parler de lui. Étrangement, il était accusé de ne pas exister et d'avoir été en réalité grâce à de l'intelligence artificielle.

Une photo retouchée, par un élu bien réel

Des accusations renforcées par son absence lors du dépouillement et à divers débats, alors même qu'il a remporté pas moins de 1.758 voix dans le secteur de Brixton and Clapham Hill. Un candidat fantôme dont le portrait officiel avait des allures de "cire", qu'on retrouve souvent sur des photos générées par IA.

Mais l'intéressé a tenté d'éteindre les rumeurs auprès du journal The Independent, expliquant avoir été victime d'une pneumonie, pour justifier ses absences. "Le soir de l'élection, je ne pouvais même pas me lever" jure-t-il.

Mark Matlock assure néanmoins "apprécier cette publicité gratuite" issue de ces rumeurs, et promet que "lorsque je me sentirai à la hauteur, je publierai une vidéo et prouverai que ces rumeurs selon lesquelles je suis une IA sont des bêtises."

Couleur de cravate

Concernant sa photo présentée sur les tracts et affiches et qui semble effectivement avoir été largement retouchée par une IA, il raconte qu'elle a été prise à l'extérieur de l'Ashmolean Museum d'Oxford et qu'il a donc dû la modifier: "J'ai fait supprimer l'arrière-plan et changer la couleur de ma cravate."

L'intéressé est d'ailleurs passé sur la chaîne GB News où on le reconnait effectivement.

Mark Matlock ajoute avoir été "revigoré" par les rumeurs autour de sa personne: "Cela me fait plus de bien que ma campagne", précise-t-il même.

Il ajoute avoir très peu fait campagne dans sa circonscription afin de se concentrer sur le secteur de Clacton, où Nigel Farage se présentait: "Compte tenu du temps dont nous disposions, nous ne pouvions pas former une équipe solide de bénévoles pour aller frapper aux portes et distribuer des tracts."

Sylvain Trinel