Narcotrafic: pour Éric Zemmour, "Marseille n'est plus vraiment une ville française"
"Marseille est le cœur de tout cela". Éric Zemmour, président du parti Reconquête, a considéré ce mercredi 15 mai sur BFMTV-RMC que la deuxième ville de France était au centre "d'une guerre de civilisation, un jihad du quotidien" trouvant son origine dans le trafic de drogue.
"Plus vraiment une ville française"
Ainsi, Marseille ne serait selon lui "plus vraiment une ville française", à l'exception de "quelques îlots miraculeusement préservés".
"C'est encore sur le sol français, mais vous voyez bien que la population à Marseille, aujourd'hui, ne vit plus selon les canons français", a estimé l'ex-candidat à la présidentielle ayant récolté 7% des suffrages.
Ce dernier fait un parallèle entre la guerre de l'opium, remontant au 19e siècle entre Anglais et Chinois, et le narcotrafic qui gangrène la cité phocéenne. "Ce n'est pas la première fois que la drogue sert à asservir un peuple par un peuple étranger", explique Éric Zemmour.
Il y a deux mois, le 19 mars dernier, Emmanuel Macron s'était rendu dans la cité marseillaise au lendemain du lancement d'une opération dite "Place nette XXL", une version de grande ampleur des actions des forces de l'ordre menées depuis plusieurs mois dans le pays et visant à multiplier les saisies de drogues, d'argent voire d'armes et les interpellations dans des zones jugées sensibles.
Un rapport du Sénat sur le narcotrafic
Ce mardi, la commission d'enquête du Sénat sur le narcotrafic a rendu son rapport et formulé des propositions pour lutter contre "un fléau qui touche notre pays".
La commission recommande notamment la création d'un parquet national antistupéfiants ou encore de systématiser les enquêtes sur le patrimoine des criminels "pour comprendre comment est utilisé l'argent résultant du trafic", avec en ligne de mire la fermeture des "commerces de façade" utilisés par les trafiquants pour blanchir de l'argent.